THE ART OF FRIENDSHIP
MENNO VON BRUCKEN FOCK (Olanda)
"Gli italiani Mac e Sbrizzi FaBIO sono i BIOnighT. Questo è il loro quinto album dal 1999 e ha gli ha creato molti problemi nella realizzazione, nonostante un considerevole investimento in nuove apparecchiature. Il CD dura quasi un'ora ed è diviso in sette tracce di scorrevole musica melodica nello stile dei Tangerine Dream negli anni '80 e di Jean Michel Jarre. Sebbene gli occasionali bordoni di sequencer e la batteria aggiuntiva - nella title track, per esempio - tradiscano un approccio leggermente più moderno, ci sono moltissimi momenti dove si può felicemente sprofondare nella poltrona ed immaginare davvero di ascoltare qualche bootleg dimenticato dei dei Tangerine ("Meditation in Yosemite", "Magma" e "Crystal Mist"). La base della maggior parte delle tracce è generalmente una sequenza semplice, che a malapena si modifica nel tono o nel ritmo - è qui che a volte sento che le cose si fanno un pochino monotone. Questa particolare critica viene da uno che ama la variazione e non si applica quindi a tutti! Il fatto che la forse sovrasemplificata base venga generosamente compensata da - tra le altre cose - la costruzione di rff aggiuntivi, un'orchestrazione di supporto dal suono differente, o una quieta, piccola linea melodica, rende "The Art of Friendship" un disco interessante che piacerà ad un pubblico ampio."

Menno Von Brucken Fock

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GUTS OF DARKNESS (FRANCE)

"Après un excellent premier opus en Egoheart, Bionight s’est engouffré dans un style plus ésotérique, plus près du New Age. The Art of Friendship, 5ième opus du duo Italien, réinstalle Bionight sur les origines d’Egoheart….avec une touche plus romantique et une rythmique plus endiablée. Premier album d’une trilogie, The Art of Friendship entrecroise les styles qui vont de l’électronique lourd, mélodieux à saveur prog rock, par moment très rock, avec un faible zest d’une Berlin School refoulée dans ses bastions miroitants. Angélique, Visione ouvre sur de fins chœurs cosmiques qui se moulent à un beau mouvement séquentiel aux cadences altérées par des rythmes impromptus. Un titre étrange, difficile à cerner qui transcende les frontières d’une MÉ moderne avec de lointains effluves d’une Berlin School. The Art of Friendship démarre en douceur. De fins arpèges solitaires faisant la cour au cosmos, avec de beaux arrangements orchestraux. Une orgue fantomatique mord cette berceuse sur un lourd mouvement séquentiel. La batterie explose et le synthé épouse les formes d’une guitare aux riffs lourds et traînants, enjoignant un cercle synthétisé d’une lourdeur sauvage et très rock. Du Deep Purple électronique. Meditation in Yosemity rejoint un peu plus les terroirs d’une MÉ. Une belle intro où les accords scintillent sur un séquenceur gambadeur. Entre le rythme et l’atmosphérique, le mouvement reste ambiguë et conserve une beauté chimérique qui évolue sur un rythme plus insistant, sans jamais s’évader de son sentier rêvasseur. Complexe et beau, c’est un des titres qui se rapprochent le plus près d’une Berlin School aux intonations entre Schulze et TD. Avec un titre semblable, on doit s’attendre à ce que Magma chauffe la cabane. Eh bien c’est le cas. Lourd tourbillon séquencé qui tourbillonne sur un clavier aux accords nerveux, Magma est d’une lourdeur cataclysmique, mais conserve toujours cette approche mélodieuse qui est si chère à nos compères Italiens. J’aime bien la fonte de l’énergie magmatique qui se calme sous de fines notes d’une harpe désillusionnée et d’un synthé agonisant. Lourd, étourdissant et puissant Magma démontre toute la puissance sonore de Bionight. Sorridimi est dans la même veine, quoique moins tempétueux et plus exalté. Léger Apnea sautille avec des accords cristallins ceinturés d’un synthé à la fois lyrique et méphistique. Une cadence en cascade qui tourbillonne comme un véritable carrousel aux prismes poétiques. Crystal Mist est à l’image de son titre. Un brouillard de cristal qui s’évapore doucement au travers maints arpèges aux harmonies romanesques. Beau, parfait pour se laisser séduire par les souffles de Morphée. On ferme les yeux et on se laisse transporter par une vague cosmique teintée d’une nostalgie qui remue de vieilles cendres. J’aime bien ce retour de Bionight dans les cercles magiques de la MÉ. Sans être un album génial The Art of Friendship réunit tous les éléments d’un album idéal pour tenter les oreilles vers un nouvel art musical."

Sylvain Lupari

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